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Des contrôles douaniers s'effectuent chaque année dans les boutiques, ateliers et sur les salons en France. Suite à certains contrôles qui nous ont été rapportés, nous tenons à partager avec vous les informations importantes à savoir en terme de métaux précieux pour ainsi éviter amendes et autres désagréments.

Législation sur l'utilisation des métaux précieux : soyez vigilants !

 

Toute personne détenant une matière précieuse dans le cadre de l'exercice de sa profession est tenue de respecter plusieurs articles de loi. La circulaire du 22 juillet 2010  en est un bon résumé.

Pourquoi ?

Pour limiter les possibilités de tout trafic ainsi que le recyclage des ouvrages en métaux précieux provenant de vols ou d'activités illicites.

Qu'est-ce qu'un métal précieux ? Quels sont-ils ?

Il s'agit d'un élément chimique métallique rare, qui n'est pas radioactif. Les plus connus sont l'or, l'argent et le platine ouvrés ou non ouvrés ou alliage de ces métaux (comme par exemple le groupe du platine : le rhodium et le palladium).

Quelles sont mes obligations :

-  la mention "métaux précieux" doit apparaître dans le descriptif de mon activité présentée sur l'extrait d'immatriculation ;

-   avoir une déclaration d'existence ;

-   tenir à jour un livre de police en fonction de mon activité : il en existe trois types : achats-ventes / réparations / fabrication ;

-   disposer d'un matériel spécifique (balance de précision, kit de détection de métaux, loupe etc.) ;

-   poinçonner tous mes bijoux ou créations de mon poinçon de fabricant sur toutes les créations ;

-   une affiche des différents poinçons existants doit être consultable facilement par mes clients ;

-   l'étiquetage de mes créations fait appel à un référencement précis avec certaines mentions obligatoires ;

-   disposer d'un local professionnel pour l'exercice de mon  activité qui est séparé des parties privatives et dont les portes d'entrée et de sortie sont distinctes.

 

 !! Attention !! : Même si vous ne fabriquez pas le métal précieux, le simple fait d'en détenir vous rend hors la loi car vous devenez alors responsable de cette matière. Donc même vos achats chez SIMP ou autres fournisseurs d'apprêts (en argent pour la majorité) vous concernent. 
Comme les douaniers vous le diront, "nul n'est censé ignorer la loi" et chaque cas sera différent car ce sont les douaniers eux-mêmes qui décideront de la gravité de votre infraction.


Démarches et organismes compétents : Chambre des Métiers, Bureau de Garantie, Bureau des douanes départemental.


Qui contrôle, qu'est-ce que je risque ?

Ce sont les Douanes qui contrôlent. Les douaniers doivent vous présenter leur carte officielle et avoir un brassard orange autour du bras avant quoique ce soit. A chaque contrôle, un procès verbal est établi, vous avez le droit d'en connaître son contenu et vous devrez le signer à la fin de la procédure ce qui atteste que vous reconnaissez les faits. Vous risquez une saisie de votre stock ainsi que de lourdes amendes tant que votre situation n'est pas régularisée.

 

Conditions d'application de cette loi :

Si une seule de vos créations dépasse un poids total de 5gr, vous êtes tenus de respecter tous ces points évoqués sur l'ensemble de votre stock. Si la totalité de votre stock est constituée de pièces dont le poids total est inférieur à 5gr, il existe une certaine tolérance et vous ne serez pas tenus d'avoir un livre de police. Pensez bien qu'avec une matière comme le verre, nous sommes très rapidement au-dessus de 5gr.

 

 

 


 

 

 

 

 

Comment commencer

Sécurité

Un peu de technique...

Comment commencer

Quel est le matériel nécessaire ?

  • Chalumeau fixé sur une table
  • Propane / gaz de ville
  • Oxygène (bouteilles ou concentrateur)
  • Détendeurs et tuyaux pour le gaz, anti-retour de flamme pour les tuyaux (sauf l'oxygène si alimenté par un concentrateur)
  • Plaque métallique de protection
  • Lunettes de protection et blouse/tablier en coton
  • Mandrins et séparateur (sludge)
  • Petits outils (pincettes, pointe tungsten, palette et tablette de graphite)
  • Four de "recuisson" ou de la vermaculite (isolant utilisé dans le bâtiment ou jardinerie) ou micro billes de verre
  • Pot rempli de sable ou de riz pour planter les mandrins
  • Lime de nettoyage des perles ou tiges diamentées
  • Une radio ou lecteur mpeg3 ! ;-) 

Comment installer mon poste de travail ?

Un atelier de verre au chalumeau n'est pas nécessairement très grand. Il faut tout de même organiser l'espace pour qu'il soit agréable et sûr.

Voilà quelques suggestions simples :

  • l'atelier doit être bien ventilé ;
  • privilégiez un espace bien éclairé, mais évitez la lumière du soleil direct (sinon on ne voit plus la flamme) ;
  • la table sur laquelle est fixé le chalumeau doit avoir environ 90cm de haut ;
  • prévoir une chaise à roulettes confortable et suffisamment d'espace pour pouvoir reculer facilement en cas d'urgence ;
  • certains aiment avoir les avant-bras soutenus par des accoudoirs (blocs de bois, coussinets), d'autres posent les coudes sur la table et surélèvent le chalumeau;
  • stockez le verre dans un coin de l'atelier et ne gardez à proximité que ce qui est nécessaire pour le travail du jour ;
  • pensez à une prise de courant pour l'oxyconcentrateur, le four, pas trop éloignée du chalumeau pour pouvoir facilement mettre les perles à recuire.
  • observez les recommandations de sécurité (ci-dessous).

Petits trucs pour l'installation du chalumeau :

  • Le diamètre des tuyaux pour le Nortel Minor (chalumeau le plus courant) est de 6,3mm intérieur.
  • Pour enfiler les tuyaux sur les nourrices (raccords coniques) du chalumeau et des manomètres, il faut plonger l'extrémité du tuyau dans de l'eau, ce qui lui permet de glisser bien plus facilement sur la nourrice. N'oubliez pas auparavant d'enfiler sur le tuyau les "colliers à oreilles" correspondants au diamètre du tuyau. Ces bagues métalliques permettent d'assurer une bonne fixation de l'extrémité des tuyaux. Elles sont pourvues de renflements qu'il faut écraser avec une pince. On ne doit jamais employer de colliers de serrage.

Quel chalumeau choisir ?

Les chalumeaux de perliers sont fixés à la table, la flamme orientée du côté opposé au perlier.
Les chalumeaux fonctionnent au propane ou au gaz de ville et à l'oxygène. Le butane brule les couleurs, il n'est pas conseillé.
Note : les chalumeaux au propane / air ne produisent pas une chaleur suffisante pour le verre Effetre ; mais le verre Satake (au plomb) permet l'utilisation de ce type de chalumeau.

Le choix de chalumeaux pour le verre est très vaste, le plus utilisé chez les perliers est le modèle MINOR de la marque canadienne Nortel. Son usage polyvalent et son prix raisonnable en fait un très bon chalumeau.

Où se procurer l'oxygène et le gaz ?

Concentrateur d'oxygène :

  • Chez les fournisseurs de verre au chalumeau
  • Occasions sur eBay
  • Débrouille auprès des loueurs de matériel médical

Les concentrateurs ou oxyconcentrateurs ont fait leur apparition en France à partir de 2004 mais leur utilisation est très répandue partout ailleurs.

L'investissement initial est important s'il est neuf, mais intéressant si vous l'achetez d'occasion (s'assurer alors qu'il soit garanti au minimum 3 mois).
Il assure une complète autonomie. La pression de l'oxygène en sortie est suffisante pour le travail du verre sodocalcique mais insuffisant pour le borocilicate (dans ce cas il vous faut en coupler 2 de 5L/mn ou un de 10L/mn.

Oxygène en bouteilles :

  • Air Liquide en situation quasi-monopolistique pendant longtemps. Tarifs élevés mais présence partout en France.
  • Linde Gaz concurrent direct du premier, offre des tarifs nettement plus intéressants pour un service identique.
  • Air Products concurrent des deux premiers, tarifs du même ordre que Linde gaz.

Plusieurs tailles de bouteilles existent. La B50 contient 10m3 et la B15 4m3. Le prix au m3 est plus intéressant avec des grandes bouteilles.

La commercialisation se fait à travers des distributeurs qui travaillent en général pour l'industrie ou le bâtiment. Il est nécessaire de souscrire un contrat pour la location des bouteilles, il s'agit en général d'un engagement sur trois ans (qu'il est possible de résilier, en fonction de la bonne volonté du distributeur). Ensuite il faut payer chaque échange de bouteille.

Les bouteilles d'oxygène nécessitent un détendeur. Ils sont généralement couplés à un manomètre qui permet de connaître le niveau de consommation de la bouteille et de faire varier le débit. Les fournisseurs sont ceux de matériel pour plombiers.

Propane :

  • supermarchés,
  • stations services.

Un manomètre permet de faire varier le débit, mais un simple détendeur à gazinière que l'on trouve en supermarché suffit.
Le stockage des bouteilles à l'extérieur est obligatoire en France. Attention, le propane peut geler avec des températures légèrement en dessous de 0°C. Il faut donc stocker les bouteilles à l'abri du vent et des grands froids.
La consommation de propane est très faible comparé à celle en oxygène. Il n'est pas utile de prévoir une grande bouteille.

En prenant une petite bouteille cube, un détendeur clip adaptable vous est fourni, la pression est gérée ensuite avec votre chalumeau. De plus, la sécurité thermique incorporée au clip assure automatiquement la coupure de l'arrivée du gaz en cas d'incendie du détendeur.
Ne pas utiliser le butane, qui brûle certaines couleurs du verre.

Gaz de ville :

Se renseigner auprès de votre fournisseur de gaz.

Où se procurer un four de recuisson ?

Fabricant français :
Adam Pyrométrie fabrique trois fours de taille défférentes spécifiquement pour les perles, dont un à porte double.

Adam Pyrométrie
Rue de l'industrie * ZI - BP 16
F-01480 JASSANS France
Tél : 33 (0)4 74 60 92 01

www.adampyrometrie.com

Fabricant allemand :
Nabertherm fabrique un four spécifique à la recuisson des perles.

Nabertherm S.A.S.
51 Rue de Presles
93531 Aubervilliers France
Tél. (0033) 1-53561800

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

www.nabertherm.de/produkte/details/fr/artscrafts_glasperlenkuehlofen

D'autres fabricants pour perles existent aux Etats-Unis. Certains permettent une double utilisation recuisson des perles /fusing.
Recherchez sur Internet "kiln bead".
Attention aux problèmes d'importation (droits de douane et problèmes réglementaires : marquage CE, problèmes électriques).

Chez les fournisseurs de verre au chalumeau : Age du verre, In Vitraux, Hobby France...

Sécurité

Quelles sont les mesures de sécurité à observer ?

  • Espace de travail ventilé. C'est le point le plus important.
    Si l'espace dans lequel vous travaillez est clos ou pas très vaste, installez une hotte aspirante avec un conduit de rejet des gaz à l'extérieur.
  • Poste de travail (table) stable, dégagé et confortable.
  • Pas de matériaux inflammables à proximité du chalumeau (briquet par exemple).
  • Surface sous le chalumeau ininflammable (table protégée par une plaque métallique ou carrelage...
  • Extincteur à proximité.
  • Source d'eau claire à proximité.
  • Utilisation un dispositif anti-retour de flamme sur les tuyaux ; aussi proche que possible du chalumeau (cela n'est pas nécessaire sur le tuyau d'oxygène dans le cas d'une alimentation par concentrateur ou si le système est intégré à votre détendeur de bouteille propane).
  • Stockage du propane à l'extérieur des bâtiments mais à l'abris du gel.
  • Séparation des lieux de stockage de l'oxygène et du propane.
  • Fixer les bouteilles au mur.
  • Stockage de l'oxygène dans un lieu ne comportant ni huile ni graisse (la présence de corps gras induit un fort risque d'explosion), sans poussière et bien ventilé.
  • Le manomètre sur bouteille d'oxygène s'utilisent à sec, sans graisse. Les connecteur coniques s'utilisent sans joint .
  • Utilisation de tuyaux spécifiques de couleur bleu pour l'oxygène ou transparent et orange pour le propane (les tuyaux rouges pour l'acétylène conviennent). Respecter le délai de péremption des tuyaux (5 ans après la date de fabrication inscrite sur les tuyaux). 

Je n'ai pas de lunettes de protection, est-ce grave ?

Oui, il est dangeureux de ne pas avoir de protection.
Les rayonnements (UVA et B et infrarouges) émis par les chalumeaux ne sont pas excessivement intenses. L'observation occasionnelle de la flamme par les visiteurs de votre atelier n'est pas du tout dangereuse.

En revanche, l'exposition durable à ces rayonnements peut s'avérer redoutable. Elle peut provoquer des cataractes, conjonctivites, ptérygion, etc. Or ces affections ne sont ressenties qu'à posteriori. On n'est peu sensible au phénomène puisque la rétine n'est pas sensible à la douleur.

Le port de lunettes permet de supprimer une bonne part des rayonnements, mais est également un atout pour voir distinctement son travail, puisqu'il supprime les rayonnements jaunes produits lors de l'introduction du verre dans la flamme. Cet argument à lui seul justifie le port des lunettes de protection.

La protection contre les éclats de verre, qui ne manquent pas de se produire lors de l'introduction d'une tige de verre trop froide dans la flamme, milite également pour le port de lunettes.

Les normes françaises concernant les filtres sont NF S 77-104. Les filtres sont en principe de bonne qualité, à l'exception de la mauvaise qualité de filtres appelés communément "bleu fondeur" (source www.inrs.fr).

Le verre dans la flamme dégage-t-il des gaz nocifs ?

La flamme très chaude du chalumeau provoque la formation d'oxydes d'azote qui se fixe durablement aux globules rouges. Pour cela il est nécessaire de travailler dans un espace ventilé.

Les couleurs du verre sont obtenues par des oxydes métalliques stables. Il n'y a que peu de dégagements gazeux nocifs lors du travail du verre seul. Le travail à haute température du borosilicate coloré peut dans certains cas dégager des vapeurs d'oxydes métalliques.

En revanche l'utilisation de métaux (or, argent, palladium, platine) dégage des vapeurs métalliques très nocives et/ou corrosives. Il est donc très important d'avoir une bonne ventilation, voire une hotte d'aspiration pour le travail avec les métaux.

L'utilisation de poudres (émaux) avec le verre doit être faite avec précautions car ces poudres sont très fines, donc volatiles.

Dans tous les cas, il est donc nécessaire de bien ventiler son atelier, c'est-à-dire que l'air soit renouvelée en permanence, une simple fenêtre ouverte est insuffisant.

Un peu de technique...

Comment régler la flamme de mon chalumeau ?

La pression de l'oxygène doit être d'environ 1 bar, la pression de propane de 1,5bar pour les oxyconcentrateurs, il est déconseillé de le régler au maximum (5L/mn, risque d'usure prématuré de l'appareil) mais entre 3 et 4L/mn.
Pour un réglage équilibré, la flamme doit être bleue et ne pas siffler trop fort. Les tétons (partie de la flamme directement issue des buses) ne doivent pas être jaunes.

Les réglages dépendent largement du modèle de chalumeau employé.

Il est intéressant de travailler en oxydoréduction dans certains cas : une flamme oxydante contient plus d'oxygène que dans une flamme équilibrée. Une flamme réductrice contient plus de propane.
Une flamme fortement réductrice va absorber des atomes d'oxygène de certains oxydes métalliques, ce qui va provoquer en surface un dépôt métallique. On utilise donc une flamme réductrice avec certains verres pour modifier la couleur.
La flamme oxydante va permettre de garder une couleur stable. C'est très important pour le verre Effetre incolore (cristalo) et le rouge à l'or.

La température de la flamme et la durée de chauffe du verre peuvent également influer sur la couleur de certains verres.

Quelles différences y a-t-il entre le verre Effetre et le Pyrex ?

Le premier est un verre sodocalcique (soda, verre tendre). Le second est un borosilicate (verre dur) qui contient du bore. Il s'agit des deux grandes familles de verre utilisées pour le travail du verre au chalumeau.
Vous connaissez également le cristal qui est un verre au plomb. Le cristal est le plus connu, mais il n'est pas le seul verre à avoir une grande limpidité. Du fait de sa nocivité en plomb, il n'est plus commercialisé en France.
Il existe d'autres types de verres (float, optique), mais pas utilisés pour les perles.

Voici quelques caractéristiques des différents verres :

Sodocalcique

  • Gamme de couleurs très étendue
  • Température de fusion faible, aux alentours de 550°C-600°C
  • Coéfficient de dilatation de 90 > 120
  • Beaucoup plus sensibles aux chocs thermiques que les borosilicates
  • Ne convient pas pour le soufflage
  • Prix faibles comparés à ceux des borosilicates

Plusieurs gammes de couleurs existent :

  • transparents,
  • opaques,
  • opalins,
  • albâtres,
  • aventurine,
  • dichroïques
  • double hélix.

Les verres transparents laissent passer la lumière au contraire des verres opaques. Mais certaines couleurs opaques comme le noir Effetre ne sont pas réellement opaques, mais un transparent très foncé (violet).

Les opalins et albâtres ont un aspect plus ou moins laiteux avec une semi-transparence.

L'aventurine est un verre saturé de limaille de cuivre. Son aspect est pailleté. Il est disponible en brun, bleu ou vert, le plus souvent sous forme de blocs ou en filigrane.

Les verres dichroïques sont des verres sur lesquels a été déposé des métaux par vaporisation. La surface du verre est donc chatoyante. Le dépôt métallique est extrêmement fin, il est très sensible à la combustion, il faut donc éviter de l'exposer directement à la flamme.

Double Hélix sont des verres très réactif, il change totalement de couleur. Les couleurs métaliques ou érisées sont obtenues selon la durée d'exposition dans la flamme.

Le verre le plus adapté à la réalisation de perles est disponible sous forme de baguettes, de 50cm à 1m. Mais certains préfèrent utiliser des plaques de verre qu'ils découpent en lamelles, ce qui permet d'utiliser du verre à fusing ou à vitrail.

Borosilicate

  • Température de fusion élevée 825°C : il faut chauffer beaucoup plus que les sodocalciques, avec des chalumeaux appropriés
  • Faibles risques d'éclatement
  • Gamme de couleurs restreinte, mais effets obtenus très différents des sodocalciques.
  • Belles variation de couleurs en oxydoréduction
  • Toutes les marques sont compatibles. COE 34.
  • Se souffle très bien.
  • Prix élevés

Le borosilicate a été conçu au départ pour la chimie. La gamme de couleurs s'étend et rend son utilisation de plus en plus intéressante malgré son prix. Compte tenu du prix des couleurs, leur mode d'utilisation est totalement différent des couleurs sodocalciques.

Cristal

  • Verre a l'oxyde de plomb (risque -minime- de saturnisme)
  • Très grande limpidité
  • Agréables à travailler (basse température)
  • Pas de fournisseur en France

Quels sont les principaux fabricants de verre pour les perles ?

Sodo-calciques
Effetre (anciennement Moretti)

Fabriquant italien, Murano. C'est le plus célèbre producteur de verre au monde. La gamme de couleurs proposée par Effetre est prodigieuse.
Verre disponible en baguettes et filigranes.
COE : 104 (jusqu'à 108 pour certaines couleurs)
http://www.effetre.com/

Vetrofond

Fabriquant italien, Murano. Il s'agit du concurrent direct d'Effetre puisqu'il propose toute une gamme de verres compatibles. La gamme de couleurs est moins étendue que chez Effetre, mais les tarifs semblent être plus faibles. Certains coloris semblent plus stables (transparent incolore, noir).
COE : 104
www.vetrofond.3000.it

Lausha

Fabriquant allemand. Le verre Lausha est très beau, la gamme de couleurs est relativement étendue. Le verre incolore est d'une très grande limpidité et est dans une certaine mesure compatible avec l'Effetre.
Verre disponible en baguettes et en tubes.
Anecdote : une gamme de verre est faite spécifiquement pour les yeux de verre.
COE : 104
http://www.farbglashuette.de/eng/index.html
Distribué par www.glassdaddy.com

Bullseye

Fabriquant américain. Gamme de couleurs étendue. Température de fusion plus élevée que l'Effetre.
Verre disponible en baguettes, fils, grains, poudres, dichoïques.
COE : 90
http://www.bullseye-glass.com/

Satake

Fabricant japonais. Très connu pour ses magnifiques opalins. Très grande gamme de couleurs. Introuvable en France.
Satake a une gamme de verre sodocalcique et une autre de cristal, non compatibles entre elles.
COE.: Soda lime color : 113, Lead color : 120
http://www.satakeglassusa.com/
http://www.satake-glass.com/usa.html

CIM (Creation Is Messy)

Verre américain, fabriquer en Chine. Propose des coloris qui n'existe pas dans la gamme du verre italien, des couleurs vives ou complémentaires.
COE : 104

Spectrum

http://www.spectrumglass.com/
COE : 96
Distributeurs :
http://www.system96.com/Pages/Sys96DistList.html
Vitrail-center, Lyon (69) et Montpellier (34)
http://www.vitrail-saint-georges.fr/Vitrail%20center/Index.html

Uroboros

http://www.uroboros.com/
COE : 90 ou 96 pour les baguettes

Kokomo

Borosilicates

Fabricants de verres borosilicate transparent incolore :

Disponible en tubes, baguettes ou profilés décoratifs. Prix :environ 10 à 15 euros le kilo HT (par carton).

Duran / Schott France, Clichy

http://www.schott.com/french/contact/

Bibby Sterlin France (Nemours, 77)

www.bibby-sterilin.com

SIMAX.

Distribué en partie par Matel en (Saint Quentin Fallavier, 38)
www.matel.fr

Fabricants de verres borosilicate couleur en baguette :
Prix : environ 100 euros HT le kilo.

Alchemy (made in USA).

Le plus large choix de couleurs (72 pour 2003)
http://glassalchemyarts.com
Pas de distributeur en France
Revendeur belge: Glasatelier Saillart http://www.glasatelier-saillart.be
Revendeur allemand:Glas-Vertrieb Braun http://www.g-v-b.de

Nothstar

Fabriquant américain.
40 couleurs environ.
http://www.northstarglass.com/
Distributeur en France: Art et Cristal (Buxieres Sur Montaigut, 63)
tel: 33 0473859035 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Colormax ou Halu sarl (, Bugue, 24)

Fabriquant français
8couleurs à 55 euros le kilo H.T.
Contact: "Atelier Galerie Céramique et Verre",
Tel/fax: 05.53.07.47.70 (échantillons gratuits sur demande)

Corning

Grosse multinationale qui possède la marque déposée "PYREX"

Fabricants de verres borosilicate couleur en tubes :

Dichroicalchemy

Tubes boro couleur, décalcomanie pour boro, dichroique boro, FAQ, ...
http://www.dichroicalchemy.com

Shandong HonHai Industrial

(tube boro couleur, transparent, baguette,...)
http://www.boroglasstube.com

Simax (tube de boro rouge, pas de lien)
Corning / pyrex

Borosilicate transparent incolote et tubes de Borosilicate en 5 couleurs
Revendeur: http://www.waleapparatus.com (cliquez "Colored Tubing ")

Cristal
Satake

Fabriquant japonais. Très connu pour ses magnifiques opalins. Très grande gamme de couleurs. Introuvable en France.
COE.: Lead color: 120
http://www.satakeglassusa.com/
http://www.satake-glass.com/usa.htm

Peut-on mélanger différents types de verre ?

Il est impossible de mélanger (à chaud) les sodocalciques avec les borosilicates. Ni même de mélanger des sodocalciques de différentes provenance ensemble, à quelques l'exceptions près. Au sein d'une gamme de couleurs d'un fabriquant, il peut même y avoir des incompatibilités.

L'explication réside dans le COE ou coefficient de dilatation. Le verre se dilate à la chaleur, la dilatation dépend de la température et de la composition du verre. Le COE caractérise la dilatation d'un verre à une température précise. Si deux verres ont des coefficients de dilatation différents, ils ne vont pas avoir la même rétractation en refroidissant (même dans un four de recuisson). Des tensions internes vont donc se former et la pièce va éclater, immédiatement ou après une longue période.

Pour que deux verres soient compatibles, il faut que leur COE soient identiques (ou très proches). Il est préférable de tester la compatibilité avant de se lancer dans la réalisation de grandes pièces.

Caractéristiques des verres Effetre

COE : 104

Liste des caractéristiques des couleurs Effetre, référence par référence (plage de fusion, dosage de la flamme, changement de couleur en température).
Principales interactions des couleurs entre elles.
Incompatibilités éventuelles

Quel mandrin utiliser ?

La solution la plus simple et la plus courante est d'utiliser des mandrins en inox. Il peut s'agir de baguettes spécifiquement conçues pour la réalisation de perles ou de simples tiges en inox. Les distributeurs pour perliers vendent ce type de produits. Une autre solution consiste à utiliser des baguettes de soudure inox débarrassées de leur fondant (après un séjour dans l'eau) ou des baguettes de soudure MIG sans fondant. Pour les gros diamètres on utilise des tubes à la place des baguettes pleines.

Les avantages de cette technique sont la facilité de trouver ce type de mandrins, le fait de pouvoir manipuler longtemps le mandrin, et le fait de pouvoir réutiliser le mandrin après utilisation. L'inconvénient est lié au séparateur. Pour que le verre n'adhère pas au mandrin, il est nécessaire de séparer le métal du verre par une fine couche de boue appelée séparateur (ou sludge en anglais). La qualité du séparateur influe sur la réalisation de la perle. Un mauvais séparateur risque de ne pas adhérer suffisamment au mandrin ou au contraire adhérer trop fortement au verre. Une fois la perle recuite, il faut nettoyer la perle en la débarrassant du séparateur, ce qui est une opération manuelle longue et pénible.

Une autre technique est l'utilisation de charnières en cuivre. La charnière est un tube fin de cuivre qui s'utilise sans séparateur. Cette technique est la technique traditionnelle française, mais relativement peu utilisée. Une fois la perle recuite, l'extrémité du mandrin qui supporte la perle est découpée et plongée dans de l'acide sulfurique. L'acide dissout le cuivre et libère la perle. Il est ensuite nécessaire de bien rincer la perle pour qu'elle perde toute trace d'acide. L'avantage de cette technique tient au fait que le nettoyage manuel est réduit. Les inconvénients tiennent à la manipulation d'acides, au dégagement de vapeurs corrosives et au fait que la charnière soit souvent très chaude pendant la réalisation au chalumeau.

Pourquoi recuire le verre dans un four ?

Que se passe-il une fois une perle terminée et laissée à l'air libre ? La surface de la perle va refroidir plus vite que l'intérieur, une croûte solide va se former. Quand l'intérieur de la perle va refroidir et se contracter, des tensions internes vont apparaître. La perle peut rester entière, mais le risque d'éclatement après quelque temps est important.
Plus la perle est grande, plus le risque est élevé. Le risque augmente encore par l'emploi de couches de verre de différentes couleurs et par l'inclusion de métaux.

Note : les verres sodocalciques sont beaucoup plus sensibles aux chocs thermiques que les borosilicates.

Une première possibilité est d'enfouir la perle dans un bac de vermiculite, qui est un isolant qui se présente sous la forme de granulés, ou entre deux couches d'isolant pour four (irritant). Cette solution peut convenir à un débutant. Le refroidissement est bien plus lent qu'à l'air libre et permet d'éviter l'éclatement des perles de petites ou moyenne. Mais le risque persiste toujours avec des grandes perles, et dans tous les cas, des tensions internes risquent de subsister.

Une deuxième possibilité est la recuisson à la flamme. Il s'agit d'éloigner la perle de la flamme très progressivement pour que la température baisse uniformément. Pour être réussie la recuisson à la flamme doit être faite très soigneusement. Là encore le risque d'éclatement de la perle subsiste.

La troisième possibilité, la seule vraiment recommandée, est de recuire la perle dans un four de recuisson. C'est la seule solution qui permette une recuisson parfaite et une stabilité mécanique de la perle dans le temps. Par une cuisson juste en dessous de la température de fusion et un refroidissement lent et progressif, les tensions internes de la perle vont disparaître.
Il peut s'agir d'un four conçu spécifiquement pour les perles ou d'un four détourné de son utilisation première (four à émaux, petit four à céramiques).
Dans tous le cas, les données suivantes doivent être prises en compte :

  • encombrement lié au mandrin : le mandrin doit soit dépasser du four, soit y entrer en entier ;
  • régulation de température : il doit être possible de régler la température du four par un thermostat ou de disposer d'un régulateur de température qui se chargera d'exécuter un programme de recuisson.
Comment faire la recuisson ?

Courbe de température

Voici ci-dessous une courbe de température de recuisson typique.
Coube de température
Le four est allumé et amené è la température de recuisson T1 le plus vite possible. Sur un programmateur, la durée d1 est réglée sur 0.
Une fois la pièce introduite (en t2 sur le schéma), il faut une durée minimale de recuisson (d2).
Une descente lente en température est faite jusqu'à un palier à la température T2. La température T2 est maintenue pendant une durée d4 pour supprimer les tensions qui auraient pu apparaître pendant la descente.
Enfin la température est redescendue jusqu'à la température ambiante.
Ce processus a pour but d'assurer une homogénéisation de la température à l'intérieur de la perle grâce aux paliers, et à éviter les chocs thermiques, grâce aux descentes en température lentes.

Seuils en fonction du verre utilisé

Les seuils donnés ici sont indicatifs. On retrouve en effet dans la littérature spécialisée plusieurs valeurs pour les même seuils. Les durées dépendent de la taille des perles. Plus le verre est épais, plus il faut des temps de recuisson importants et des vitesses de refroidissement lentes. Les valeurs données ici doivent être suffisantes pour des perles de grande taille.

Pour le verre Effetre la température de recuisson T1 est de 510°C (soit 950°F). Une valeur entre 480°C et 510°C convient.
La durée de recuisson est d'au moins une demi heure, mais une durée plus longue ne nuit absolument pas à la perle !
Le deuxième pallier se fait autour de la température de 400°C (750°F).
La duré de descente d3 est de deux heures et demi, soit entre 35 et 40°C par heure.
La durée du palier d4 est de une demi heure.
Le four peut être ensuite éteint, son inertie thermique suffira à assurer un refroidissement lent (3 à 4 heures).

Conversions de température

Conversion du degré Celsius en degré Fahrenheit = degré C x 1.8 + 32
Conversion du degré Fahrenheit en degré Celsius = (degré F - 32) / 1,8

Dictionnaire français-anglais-italien des termes de verriers
verre - glass :
minéral dont la structure n'est pas cristaline. Le verre est composé principalement de silice (70 à 72%) qui est le vitrifiant, de soude ou de potasse (14%) comme fondant, de chaux (10%) comme stabilisant, et enfin d'autres composants : des oxydes métalliques qui donnent la couleur ou de la limpidité et de la brillance (oxyde de plomb) ou de l'opacité, ou d'autres composants comme l'alumine. En fonction de sa composition, ses caractéristiques techniques (température de fusion, coefficient de dilatation, résistance, etc.) peuvent varier fortement.
L'obsidienne, une roche noire et coupante, est un verre naturel qui se forme lors d'éruptions volcaniques.
Pour plus d'informations, voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Verre
canne - cane :
verre étiré en une longue et relativement fine baguette ou en tube
Une canne peut désigner un verre unicolore ou composé de différentes couleurs (latticinio, murrines)
Une canne peut également designer un tube d'acier inox qui sert à souffler le verre.
perlier ou facteur de perles - beadmaker :
artiste ou artisan qui réalise des perles en verre à l'aide d'un chalumeau ou à la canne.
souffleur de verre - glassblower :
artiste ou artisan qui réalise des objets en verre à l'aide d'une canne creuse à l'extrémité de laquelle une masse de verre est placée, dans laquelle il souffle pour créer une bulle. Un souffleur de verre peut également souffler à partir de tubes de verre chauffés au chalumeau.
perles - beads :
petit objet percé de part en part. Celles qui nous intéressent sont en verre et créées au chalumeau. Les perles de rocaille (très petites perles industrielles) ne sont pas des perles de création.
perles chevron - chevron beads :
type de perle travaillée à la canne et à froid inventée à Murano.
Elles sont constituées d'une superposition de couches de verre coloré (souvent une alternance de couleurs et de blanc). La bulle de verre est placée à chaque couche dans un moule femelle en forme d'étoile. Une fois la dernière couche ajoutée, la bulle est étirée en une longue canne creuse.
La canne est ensuite découpée en tronçons à froid puis chaque pièce est meulée en forme d'ellipse pour faire apparaître un décor en forme de chevrons.
Les perles chevrons traditionnelles sont tricolores blanc, bleu et rouge, ou blanc vert et rouge, les perles contemporaines présentent une grande variété.
chalumeau - torch :
le chalumeau de verrier est fixé à la table devant laquelle le verrier travaille. La flamme peut être dirigée vers le haut ou dans la direction opposée au verrier. Le chalumeau sert à la fois à faire fondre des baguettes de verre et à réchauffer la pièce en cours de réalisation.
canne - blowpipe :
un tube d'acier inox qui sert à souffler une masse de verre située à son extrémité.
ferret - pontil rod :
une tige d'acier pleine qui permet de cueillir le verre dans le four et d'apporter une masse de verre pour compléter une pièce en cours de réalisation.
pontil :
le pontil est une pièce métallique ou une canne de verre que l'on colle au fond de la pièce pour travailler l'ouverture.
four - furnace :
le four contient un creuset qui lui même contient du verre incolore en fusion. Les fours sont généralement alimentés au gaz et à l'air pulsé. C'est dans ce four que le souffleur cueille le verre.
cueillir le verre :
saisir une masse de verre à l'extrémité d'une canne ou d'un pontil à l'intérieur d'un four. Des cueillages successifs permettent de faire grossir la taille de la masse de verre cueillie.
four de réchauffe - glory hole :
four cylindrique chauffé au gaz dans lequel le verrier plonge la pièce en cours de travail pour ramollir le verre. Le souffleur de verre alterne le travail au banc avec les passages de la pièce dans le four pour former le verre.
banc - bench :
banc muni de deux bras latéraux sur lequel le souffleur s'assoit. La canne est posée sur les deux bras et le souffleur la fait rouler d'avant en arrière de sa main gauche. Avec sa main droite il forme la masse de verre à l'aide d'outils à main (fers, ciseaux, pincettes, ciseaux, mailloche ).
mailloche :
sorte louche en bois de fruitier, souvent du poirier qui est un bois dense. Elle sert à contrôler la forme d'une bulle. La mailloche est d'abord imprégnée d'eau, puis le souffleur y insère la bulle qu'il est en train de souffler, la canne est ensuite tournée pour que la bulle prenne la forme intérieure de la mailloche.
marbre - marver :
plaque de marbre, d'acier ou de graphite (le plus souvent pour les perliers) qui sert à former une masse de verre en fusion en cône ou cylindre à l'aide d'un pontil ou d'un ferret.
passer au marbre - marvering :
rouler le verre sur le marbre pour le mettre en forme ou le refroidir.
paraison :
début de la forme d'une pièce, mise en forme des premiers cueillages.
pastorale :
petite plaque métallique sur laquelle sont placées des pièces de verre à réchauffer avant de les inclure dans une pièce plus importante. La pastorale est placée devant le four de réchauffe afin de préchauffer le verre qui y est disposé jusqu'à ce que le souffleur de verre roule une canne ou une bulle de verre en fusion pour réunir les différents éléments.
recuisson - annealing :
une fois la pièce ou la perle terminée, elle doit être placée dans un four de recuisson. Ce processus permet d'une part d'éviter les chocs thermiques, et d'autre part de faire disparaître les tensions internes de la pièce, introduites par la superposition de couches de verre de différentes couleurs (de composition chimique différente) à des températures différentes. Cette étape est donc indispensable et garantit la pérennité de la pièce. Elle ne modifie pas l'aspect de la pièce.
four de recuisson - annealer :
four électrique dans lequel sont refroidies les pièces une fois terminées. Le processus de recuisson suit une courbe de température assez précise avec plusieurs paliers de refroidissement.
lattucino - zanfirico :
canne de verre torsadée de différentes couleurs. Le terme lattucino est employé par les perliers tandis que zanfirico est employé par les souffleurs de verre à la canne.
outils à main :
les fers et les pincettes donnent la forme, les ciseaux servent à découper un excédent de verre.
murine - murinni :
mise en forme d'un graphisme dans la masse par superposition de couches de différentes couleurs. La section de la murine révèle son graphisme. Une fois étirée, la canne est découpée en petits tronçons qui seront appliqués en section sur d'autres pièces en verre.
travail à chaud - hot work :
travail du verre en fusion. Le verre peut être chauffé dans un four ou au chalumeau
travail à froid - cold work :
travail effectué sur la pièce de verre une fois celle-ci refroidie. Il peut s'agir de gravure, sablage, découpe, etc.
scie et disque diamanté - diamond saw, wheels :
équipement de lapidaire utilisés pour couper et usiner le verre, par exemple pour faire des perles chevrons. Un abrasif au grain 180 est très gros tandis que le grain 360 est très fin.
tonneau à polir - tumbler :
cylindre rotatif dans lequel on place des pièces à polir avec des abrasifs de différentes qualités. Plusieurs étapes avec des abrasifs de plus en plus fin sont nécessaires pour donner un poli parfait. Le tonneau tourne lentement. Le processus peut durer plusieurs semaines.
Pour polir les perles, les perliers utilisent une technique totalement différente, celle du poli à la flamme qui consiste à faire fondre le verre en surface de la perle à la flamme du chalumeau pour obtenir une surface unie et très lisse.
dévitrification :
défaut de la surface du verre s'il est chauffé trop longuement. La surface n'est plus lisse mais granuleuse. Certaines couleurs peuvent être dénaturées.
Vous pouvez trouver d'autres réponses à vos questions sur le forum verre et perles au chalumeau : http://perles-au-chalumeau.forumactif.com/
Merci à Laurent Dapolito pour son excellente page " Questions fréquentes " disponible sur http://ceraverre.free.fr/faq_perle.html

De nombreuses informations utiles peuvent également être consultées sur le forum.

 

La fabrication des perles

Acheter des perles

Le métier et l'histoire

L'usage  

 
La fabrication des perles

Les perles de Perliers d'Art sont-elles toujours en verre ?

Le verre est le principal matériau utilisé par les Perliers d'Art. Il permet une créativité exceptionnelle du fait de la variété des couleurs, de l'opacité ou non du verre.
Les perliers de l'association sont tous verriers. Certains perliers utilisent en plus la céramique ou le travail des métaux comme moyen complémentaire d'expression.

Existe-il un seul type de verre ?

Il existe une très grande variété de verres. Trois grandes catégories de composants entrent dans la composition du verre : les fondants (soude). La composition du verre détermine ses propriétés.

Le verre sodocalcique est un verre "tendre" (soft glass), c'est-à-dire qu'il fond à une température relativement basse. La variété des couleurs est excetionnelle.

Le verre borosilicate est un verre "dur" (hard glass) qui contient du bore. Il est très résistant, mais la gamme de couleur est moins étendue.

Vous connaissez également le cristal qui est un verre au plomb. Le cristal est le plus connu, mais il n'est pas le seul verre à avoir une grande limpidité. Il est peu utilisé par les perliers français.

Il existe d'autres types de verres (float, optique, etc.), mais qui ne sont pas utilisés pour les perles.

Quels matériaux peuvent entrer dans la composition d'une perle de verre ?

Le verre est bien sûr le principal matériau utilisé, mais ce n'est pas toujours le seul. Des métaux sont souvent inclus sous forme de feuilles très fines, de particules ou de limailles, de fils, etc. Des émaux sont également utilisés, ce sont des poudres de verre coloré, qui ne se fusionnent pas totalement au verre de la perle.
L'imagination de chacun apporte encore d'autres matériaux : sable, mica, etc.
Mais pour que la perle garde sa résistance, toutes les combinaisons ne sont pas possible

Toutes les formes sont-elles possibles, ou est-ce que les perles sont toujours sphériques ?

Toutes les formes sont possibles !
La forme de sphère est classique, cela est peut être dû à la réaction du verre qui se met naturellement sous cette forme quand il est chauffé (un peu comme une goutte d'eau sur une surface lisse). On trouve également des perles coniques, biconiques, disque, cube, ou des perles totalement sculpturales, figurative ou non.
Pour certains perliers, la forme joue un rôle "seulement" complémentaire au regard de la composition colorée

Toutes les couleurs sont-elles possibles ?

Le verrier utilise des verres de différentes couleurs, produits par des industriels en incorporant des oxydes métalliques dans le verre.
Le verrier peut influer sur la couleur du verre par la flamme utilisée, en faisant varier la quantité d'oxygène et de gaz. Mais chaque couleur réagit differamment.
Certaines couleurs utilisent des oxydes de métaux précieux (le roses à l'or) sont relativement onéreuses

Comment sont ajoutés les décors et la couleur sur une perle ?

Le perlier prépare avant de faire une perle des baguettes composées de plusieurs couleurs. Il utilise ensuite ces baguettes comme des pinceaux pour déposer un décor sur la perle.
Plusieurs couches de verres de différentes couleurs peuvent être appliquées pour donner de la profondeur au décor. Par exemple une couche de verre transparent qui enrobe la perle va donner un effet "loupe" qui peut être très intéressant

Combien de temps faut-il pour réaliser une perle ?

Il n'y a pas de norme à ce sujet. Cela dépend de l'expérience du perlier, des techniques employées et de la taille de la perle. Une petite perle avec un décor simple peut prendre quelques minutes, et certaines pièces complexes plus d'une heure de travail à chaud.
Le temps moyen d'une belle perle est compris aux alentours d'une demi-heure.

Il faut ajouter à cela le temps de recuisson et le temps de nettoyage du séparateur, et parfois le travail à froid avant de voir la perle finie

Comment fabrique-t-on les perles ? Existe-t-il plusieurs techniques pour produire les perles ?

Les Perliers d'Art créent leurs perles à la flamme d'un chalumeau. Une description de la fabrication des perles peut être consultée ici.

D'autres techniques artisanales sont issues des multiples expérientations faites par l'homme, elles perdurent notamment en Afrique (perles de Kiffa en Mauritanie, perles moulées du Ghana ou perles de Bida au Nigéria).

Des techniques industrielles permettent également de produire des perles en série (par exemple perles de rocaille, perles moulées ou taillées -Swarovski- etc.). Ces techniques ne font pas de place à la création, il n'en sera pas question dans ce site.

En outre, les Perliers d'Art sont sensibles à la pérennité de leur oeuvre et ont recours à la recuisson de leurs perles

Qu'est-ce que l'association des Perliers d'Art de France ?

L'association des Perliers d'Art de France est le regroupement de verriers à la flamme, perliers, amateurs, professionnels et collectionneurs de perles pour promouvoir la reconnaissance et la création artistique dans ce domaine. Si les perles de verre vous intéressent, vous pouvez très bien en faire partie. Voir l'onglet de présentation de l'Association pour plus d'informations.

Acheter des perles

Y a-t-il des "vraies" et des "fausses" perles ?

Toutes les perles sont "vraies", mais toutes les perles ne sont pas des créations, fruits d'une démarche artistique. La plupart des Perliers d'Art s'attache à cette distinction car ils estiment que leurs oeuvres sont originales. Notez que certains signent leurs perles.
N'hésitez pas à rencontrer les perliers dont vous appréciez les perles pour comprendre leur démarche

Qu'a de plus une perle créée par un Perlier d'Art ?

Une perle créée par un Perlier d'Art est l'objet d'une véritable démarche artistique. La maîtrise de la technique est essentielle, mais elle est au service de l'expression personnelle de l'artiste.
Il s'agit donc d'une pièce unique, parfois signée par son auteur

Combien peut coûter une perle ?

Une perle est une création unique et originale.
Les prix des perles sont donc souvent en conséquence, à partir de quelques euros et jusqu'à plusieurs centaines d'euros pour des pièces exceptionnelles.

Les Perles d'Art sont donc accessibles à tous les amoureux de cet Art, mais leur prix est sensiblement différent de celui des perles industrielles.

Où peut-on voir et acheter des perles ?

Malheureusement peu de magasins de perles offrent la possibilité d'acheter des perles de Perliers. Certaines galeries peuvent vendre des perles (galerie des Ateliers d'Art de France).

Il est possible de prendre contact avec tous les perliers de l'association. Vous retrouverez leurs coordonnées dans l'annuaire ADHERENTS.

Vous pouvez également les rencontrer à l'occasion de salons, d'expositions ou de portes ouvertes de leurs ateliers, la page Actualités donne les dates de ce type d'événements.

Les sites Internet ou réseaux sociaux, permettent d'avoir plus d'informations, regardez pour cela la galerie des membres et le profil de chacun des perliers.

Les perles se font-elles uniquement sur commande ?

Les perles sont des objets avec lesquelles on a souvent une relation affective assez forte. Elles sont souvent achetées sur des coups de coeur après les avoir vues.
Certains perliers acceptent de réaliser des perles sur commande. Il vous faudra néanmoins accepter la plupart du temps qu'ils aient une part de liberté, ou d'interprétation.

Où se procurer des apprêts ?

  • Près de République à Paris, de nombreux grossistes vendent des apprêts
  • Nombreux vendeurs ou fournisseurs web. Attention si vous achetez à l'étranger à ajouter les frais de changes (Angleterre, US...), de port, TVA, frais de douane... Vous pouvez demander le port par USPS (l'équivalent de notre Chronopost) dont les colis passent parfois à travers.

Le métier et l'histoire

A quand remonte l'art de la perle ?

Les premières perles en verre semblent avoir été fabriquées vers le milieu du IIIè millénaire av. J.-C., en Mésopotamie (Sumer). Elles suivent les premiers essais de faïence, nettement antérieurs (vers 4000 av.) et ceux de vitrification de perles en stéatite.
Le premier objectif fut sans doute d'imiter la turquoise et le lapis lazuli.

En Europe Occidentale, les perles en verre les plus anciennes sont datées de l'âge du bronze, entre -1500 et -1000. Elles apparaissent en Inde vers -1000 et deux siècles plus tard en Chine.

D'où vient la technique de la perle ?

Les techniques de création de perles en verre ont évoluées tout au long de l'Histoire. Il est difficile de dater avec précision les progrès en la matière.
La technique du verre "à la lampe" c'est-à-dire au chalumeau, celle qui est la plus courante en France aujourd'hui, est attestée dès le XVIè siècle à Venise.
D'autres techniques anciennes perdurent, notamment en Afrique (perles de Kiffa, XX ou YY).

Combien y a-t-il de perliers en France ?

Si tous les perliers n'appartiennent pas à l'association des Perliers d'Art de France, cette dernière est tout de même très représentative du monde de la perle en France.
De plus en plus de perliers sont professionnels et le nombre de perliers croît tous les ans !

Comment devient-on perlier ?

Chaque perlier a commencé pour une raison différente qui lui est propre. 
Mais le dénominateur commun est probablement celui de la fascination pour le verre, cette matière en fusion, et la beauté particulière du matériau.
Le matériel que l'on utilise pour le travail du verre au chalumeau est réduit et peu onéreux comparé aux autres techniques de travail du verre.

Est-ce difficile de débuter le travail du verre au chalumeau ?

Les techniques de base sont assez faciles à appréhender. La complexité du travail du verre au chalumeau tient plus dans la précision des gestes et l'assemblage de techniques simples que dans l'acquisition d'une seule technique très difficile.

Il semble indispensable de commencer par un stage d'initiation chez un professionnel qui vous aidera à comprendre quels sont les gestes et techniques de base.
Des stages de perfectionnement sont proposés pour aider à aller au-delà des techniques simples, une fois celles-ci maîtrisées.

A qui s'adresser pour se former ?

Il n'y a pas de formation diplômante pour les perliers, l'apprentissage en CAP ou BAC Pro n'existe que pour la verrerie scientifique (travail du borosilicate) au lycée Dorian à Paris.
Des perliers (en majorité formés par d'autres verriers) vous propose de vous former à la perle de verre au chalumeau. 
Vous avez la liste des perliers formateur sur notre site. Leur inscription ici est libre et non vérifiée par l'APAF ; seul ceux qui ont une étoile "perliers expérimentés" sur la liste des adhérents ou picto vert (sur la carte ici : ADHERENTS/localisation) ont été validés sur les critères suivants : +de 3 ans d'expérience ou un CA>30 000 €.

Pour s'assurer de trouver le perlier formateur qui vous convient, pensez à :

- Consulter son profil et sa galerie photo sur notre site, son site ou blog, facebook, Instagram... Cela vous permettra de juger le niveau des techniques utilisées et si le  style vous correspond.
- Trouver ou poser quelques questions sur le parcours du formateur et sur la transmission de son savoir-faire.
- Savoir depuis combien de temps exerce-t-il cette activité ?   Est-elle principale ou secondaire ?
- Quel est le contenu de stage ? (déroulement, conditions et techniques apprises)
- Est-ce un stage individuel ou collectif ?
... Et toutes autres questions qui vous permettront de juger du sérieux et de la connexion avec votre formateur ^^).

Existe-il des livres sur le verre au chalumeau ?

Beaucoup de livres existent en anglais, et un ouvrage en français a été publié récemment avec le soutien de l'association des perliers.

Liste d'ouvrages en français :
Livres techniques

Verre et Flamme, création de perles de verre Kimberley Adams - Michèle Sauvalle, Editions Eyrolles (2008).
 

Livres sur les perles

Livres sur les perles
Lois Sherr Dubin, The History of beads (1987).

 

L'usage des perles...

Les perles servent-elles seulement à faire des colliers ?

La perle est historiquement associée à l'idée de parure.
Mais de nos jours, si la perle garde cette valeur, elle devient de plus en plus assimilée à de la sculpture miniature, portée ou non.
Le montage en bijoux permet de faire des compositions de perles complémentaires plutôt que la création de perles uniques.
Les perles peuvent également être associées à d'autres supports : sculptures, vitraux, etc.

Les perles en verre... C'est fragile ?

Le verre a une réputation de fragilité. Cependant on le retrouve partout dans la vie quotidienne : pare-brises de voitures, vitres de nos maisons, vaisselle, billes, etc. S'il était si fragile, le verre ne serait pas aussi présent !

Les perles sont de petite taille, elles sont en général encore plus résistantes que les objets en verre de notre quotidien. Pour cela il faut tout de même qu'elles aient été recuites en fin de réalisation. Cette étape est toujours faite par les Perliers d'Art.

Comment faut-il entretenir ses perles ?

Les perles ne nécessitent quasiment aucun entretien. Il faut tout de même faire attention à ne pas les rayer avec des produits très abrasifs.

Les couleurs peuvent-elles s'abimer avec le temps ou la lumière ?

Le verre est un matériau inorganiques qui ne s'abime quasiment pas avec le temps.

Certaines perles archéologiques peuvent avoir changé de teinte, du fait de leur conservation très prolongée dans des milieux alcalins ou acide. Mais cela est lié à leur enfouissement. Dans la longue Histoire de la perle, il est même difficile de dater les perles à cause de leur durabilité et de la transmission (voir l'article de Georges Dilly sur le sujet).
Vous pouvez donc espérer conserver vos perles toute votre vie, et pourquoi pas les transmettre à vos enfants.

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