Georges Dilly est archéologue et conservateur du musée national de Berck-Sur-Mer dans le Pas-de-Calais.
Cet article a été élaboré pour une communication lors de la première Journée de la Perle à Sars-Poteries, en 2003.
Le sujet étant des plus vastes, il est bien évident que l'ambition de ce texte se limite à réunir quelques éléments de base susceptibles d'éclairer une problématique complexe.
Archéologiquement parlant, quel objet convient-il de désigner sous le nom de "perle"? La question peut paraître idiote, mais elle permet de donner d'emblée la mesure des problèmes d'interprétation soulevés par notre type d'objet :
trouvé dans un remblai d'habitat, un objet de petite taille, naturellement pourvu d'un trou sans l'intervention de l'homme, sera éliminé.
Le même objet découvert dans une sépulture, au niveau du cou, deviendra presque automatiquement une "perle".
Il semble donc prudent de convenir qu'en premier lieu, c'est l'usage - l'intention - qui fait la perle et non la fabrication ! A ce titre, il faudrait définir la perle, à son origine, comme un objet remarquable par sa forme ou sa matière et reconnu comme tel, modifié ou entièrement élaboré par l'être humain pour être porté sur lui.
Les perles appartiennent donc aux toutes premières formes de parure élaborée par l'homme, exception faîte des interventions pratiquées sur le corps lui-même (scarifications, peintures corporelles, tatouages...) dont la pratique ne peut être qu'exceptionnellement perçue par l'archéologue. Les matériaux naturels, immédiatement disponibles, sont les premiers utilisés.
La présence de ces perles dans les plus anciennes sépultures, dès le paléolithique moyen il y a plusieurs dizaine de milliers d'années, indique vraisemblablement que leur vocation initiale n'est pas uniquement esthétique.
L'identification même d'une perle n'est donc pas nécessairement aussi évidente qu'il aurait pu paraître. Le problème de sa datation est tout aussi épineux.
Un objet archéologique a été fabriqué (T0), utilisé (porté pour une perle) (T0 + n = T1) et relégué là où l'archéologue le trouve (T2).
Tout le problème réside dans l'appréciation qui est faîte de T1 qui, en fait, est une durée.
Le cas où la relégation de l'objet se fait sur le lieu même de sa fabrication (rebuts de cuisson dans un dépotoir de potier par exemple) est exceptionnel. Lorsque tel est le cas, il peut servir de référence préférentielle pour l'étude d'objets identiques découverts sur des sites d'habitat ou autres. Il faut néanmoins rester prudent (combien de temps cet atelier a-t-il produit de type d'objet ? D'autres ateliers en ont-ils également produit et à quelle époque ?).
En effet, la datation des objets se fait essentiellement par comparaison avec d'autres, trouvés dans un contexte jugé fiable. La collecte de cas multiples permet l'élaboration de typo-chronologies, de plus en plus affinées avec l'aide de l'informatique (par exemple la "permutation matricielle" mise au point par R. Legoux pour le mobilier mérovingien).
Dans le meilleur des cas, on définit des "fourchettes" de datation ou des "phases", déterminées par la coexistence d'objets caractéristiques (par exemple et selon une terminologie tout à fait imaginaire, la présence dans une même tombe d'un vase de type 2A, avec une paire de fibules de type 6c et une ceinture de type 4f fera placer cette tombe dans la phase 3, correspondant à la fourchette de datation de 625 à 680).
Il faut ajouter que les résultats obtenus ne sont valables que sur une aire géographique donnée, tel objet présent à une certaine période, dans une certaine région, pouvant apparaître ailleurs, à un autre moment. Sans connaissance précise du contexte auquel appartient l'objet, l'estimation de la date de fabrication est très aléatoire et la "fourchette" de datation très large puisqu'elle doit englober la totalité des phases (toutes régions confondues) où l'objet apparaît. Ceci explique l'extrême humilité dont il faut savoir faire preuve pour dater la plupart des objets de collection, achetés dans le négoce et sans aucune indication fiable quant à leur contexte d'origine.
La relégation peut être fortuite (contexte d'habitat ou de lieu public, dépotoirs) ou délibérée (offrandes, milieu funéraire). Il faut en outre rappeler que même la relégation peut précéder une remise en circulation : des objets romains "redécouverts" à l'époque mérovingienne ont été utilisés à nouveau.
Après avoir résumé sommairement une problématique générale, force est de constater que la perle appartient aux catégories d'objets les plus difficiles à dater précisément.
La production de perles marque les débuts du travail du verre et peut être mise en oeuvre avec des moyens relativement limités, permettant la mobilité d'ateliers qui ne laissent généralement que peu ou pas de traces archéologiques. Les sites où une production spécifique de perles en verre est attestée, durant l'antiquité (comme sur l'oppidum d'Entremont près d'Aix-en-Provence, à la fin du IIIè siècle avant J.-C.) sont très rares.
De par leur faible encombrement et leur haute valeur ajoutée, les perles de verre ont très tôt été largement diffusées (commercialisées et reproduites). Comme tous les objets de parure, leur utilisation sur de longues périodes (plus que d'autres catégories d'objets, les bijoux se transmettent d'une génération à l'autre). Leur utilisation ne répond pas à la "logique" qui prévaut pour la plupart des objets archéologiques (cf. ci-dessous). L'identification du lieu de leur production et la date exacte de leur fabrication est donc d'autant plus difficile à établir. Au sein d'une même entité culturelle, il peut exister d'importantes différences régionales. Ainsi Michel Feugère rappelle que les perles côtelées, si courantes en Gaule Interne, n'apparaissent qu'exceptionnellement et à titre d'amulettes, en Gaule Méridionale, durant le Haut Empire ("L'évolution du mobilier non céramique dans les sépultures antiques de Gaule Méridionale" in Römerzeitliche Gräber als Quellen zu Religion,Bevölkerungstruktur und Sozialgeschichte, Mainz 1993).
Il faut enfin ajouter que, sur un plan strictement technique, l'évolution est loin d'être linéaire. La notion d'évolution, de "progrès" technique n'est pas un argument déterminant pour établir la chronologie relative des perles en verre. On verra ressurgir au cours du temps des pratiques oubliées.
Le domaine de la datation est donc d'autant plus délicat que les perles voyagent aussi bien dans l'espace que dans le temps et qu'une perle peut être portée très longtemps après avoir été fabriquée. Les cas de réemploi de perles romaines dans des colliers ou des bracelets mérovingiens sont tout à fait fréquents. Parmi les "pierres de guérison", exposées au musée Crozatier et utilisées en Velay au XIXè siècle pour lutter contre les morsures de serpent, figurent plusieurs perles de verre antiques.
Quelle que soit l'époque, l'utilisation comme élément de parure est la plus évidente mais seuls des contextes privilégiés - funéraires en particulier - donnent une information plus précise.
Pour l'antiquité, colliers, pendentifs et bracelets sont les principales façons de porter les perles mais la mode peut induire d'autres usages (résilles pour la coiffure ou ornements cousus sur le vêtement par exemple).
Comme les perles en autres matériaux, celles de verre ont souvent eu une fonction magique ou rituelle. La valeur protectrice de la représentation plus ou moins réaliste de l'oeil est un point commun à de nombreuses cultures. Le fait de porter sur soi cette représentation, voire celle complète d'un visage, ne relève pas chez les clients des perliers phéniciens que d'un souci esthétique. Ceci étant, il faut se garder de toute généralisation abusive : la reprise formelle d'un modèle d'artisan en artisan s'accompagne nécessairement, sur la durée, d'une corruption de la signification originelle de ce modèle. Ce type de décor s'est donc développé bien au-delà du domaine apotropaïque qui l'avait engendré.
Dans d'autres cas, ce sont les conditions de découvertes de l'objet qui incitent à lui attribuer une fonction particulière. Les perles côtelées, caractéristiques de l'époque romaine, n'apparaissent pas que dans des colliers. Leur présence, isolée, dans bon nombre de sépultures romaines, aussi bien féminines que masculines, les fait, dans ce cas, plus interpréter comme talismans que comme bijoux.
D'une manière générale, approches archéologique et ethnographique se rencontrent. Il est possible que, comme dans les sociétés africaines, les perles aient été intégrées dans certaines sociétés de l'antiquité, à un complexe code de communication apportant des indications sur l'appartenance ethnique, la classe d'âge, la situation matrimoniale et le statut social de l'individu.
La matière en elle-même a pu avoir une signification propre (en Asie du sud-est, les perles en verre sont garantes de force et de longévité). Selon les principes de l'animisme, ces objets peuvent avoir été dotés d'une force spirituelle propre, en rapport avec des éléments naturels.
Chez les Samburu (confins du Kenya et du Soudan), la couleur verte renvoie très précisément à l'herbe qui nourrit le bétail et donc au principe vital lui-même. Le Bleu évoque le ciel et le dieu suprême, le blanc le lait et la pureté, le rouge le sang du bétail qui avec le lait fournit la nourriture.
Les premières perles en verre semblent avoir été fabriquées vers le milieu du IIIè millénaire av. J.-C., en Mésopotamie (Sumer). Elles suivent les premiers essais de faïence, nettement antérieurs (vers 4000 av.) et ceux de vitrification de perles en stéatite.
Le premier objectif fut sans doute d'imiter la turquoise et le lapis lazuli.
En Europe Occidentale, les perles en verre les plus anciennes sont datées de l'âge du bronze, entre -1500 et -1000. Elles apparaissent en Inde vers - 1000 et deux siècles plus tard en Chine.
Le Nouvel Empire égyptien (plus particulièrement la fin de la XVIIIè dynastie vers - 1350) est considérée comme la première grande époque de travail du verre, avec le développement de techniques de plus en plus élaborées. Les perles en verre commencent à supplanter pierres précieuses et semi précieuses. Durant cette deuxième moitié de millénaire, elles apparaissent dans le monde grec (perles mycéniennes à décor de palmette et en forme de grain de céréale).
Les Phéniciens et Carthage à partir de - 800 vont jouer ensuite un rôle particulièrement actif, tant au niveau de la création ("eye beads", "head beads") que de la diffusion dans toute la Méditerranée, leurs produits pouvant ensuite pénétrer assez loin vers l'intérieur des terres. Il est vraisemblable que pendant cette même période, les centres qui s'illustrent dans la production de verre sur noyau (Rhodes, Chypre) fabriquent également des perles.
A la même époque, la présence de perles en verre et leur montage original, enfilées sur l'arc des fibules (broches pour fermer les vêtements), caractérise les mobiliers funéraires étrusques les plus riches.
L'époque qui correspond à l'expansion celte (deuxième âge du fer) est aussi celle de l'expansion romaine. Le goût des celtes pour la couleur les amène à développer, après le recours à l'incrustation de corail, les techniques de l'émaillage. Ils affectionnent aussi les parures de verre (perles et bracelets). Des traces de cette activité ont été identifiées sur plusieurs oppida comme Manching en Bavière, Berne en Suisse et Stradonice en Bohême (IIIè - IIè siècles). C'est à la même période que se perfectionnent les ateliers hellénistiques (Alexandrie entre autres).
La présence du verre dans le monde romain est entièrement dépendante du moyen orient. Il n'existe en Occident que des ateliers secondaires qui refondent une matière première élaborée sur la côte orientale de la Méditerranée. Le savoir-faire est aussi importé par des artisans orientaux.
La présence des perles en verre dans le mobilier recueilli en fouilles sur les sites celtiques et romains est relativement faible, même en milieu funéraire. Le mobilier issu de plus de 3000 tombes à Wederath Belginum (région de Trèves) illustre bien cette relative pauvreté.
A l'inverse du monde celte qui adapte la parure de verre, à ses goûts esthétiques, le monde romain n'engendre pas, en tant que tel, une production originale. Le modèle le plus caractéristique (perle godronnée ou "melon bead") survivra à l'empire. Les perles les plus élaborées relèvent de la tradition orientale (perles mosaïquées) et peuvent être diffusées sur de longues distances et "collectionnées". Réalisée à l'aide d'une canne réunissant 120 baguettes, la perle d'Amay (Belgique), trouvée dans un contexte fin Ier - IIè siècle, vient certainement d'Egypte et pourrait avoir 3 à 400 ans de plus.
Les peuples nomades qui provoquent la chute de l'empire apportent avec eux un goût prononcé pour les parures colorées ("style polychrome"). Ceci contribue peut être à l'importance prise dans l'habillement par les perles de verre aux VIè et VIIè siècles. C'est pour cette période que ce type de mobilier est le plus abondant dans l'Europe ancienne, dans les contextes archéologiques funéraires en particulier. Au siècle suivant, en application des instructions de l'Eglise, le mobilier disparaît des sépultures. La vogue des perles de verre colorées profite, dans les pays scandinaves, du dynamisme commercial des peuples vikings. Cet engouement suscite autant l'importation de produits finis que celle de matériaux de production élaborés (tesselles et verre mosaïqué de la région de Torcello) ou non (tessons de vaisselle de verre). Certains sites, comme celui de Ribe au Danemark, ont livré une quantité considérable d'artefacts liés à la fabrication des perles, activité tout autant identifiée en Norvège et en Suède (voir sur ce point les articles parus dans le n°3 de la revue Viking Heritage Magazine, 2003).
Pendant le moyen âge, l'influence religieuse tend à restreindre l'utilisation des perles à des fins pieuses (chapelets) tandis que les effets de l'expansion islamique désorganisent les circuits traditionnels unissant les deux rives de la Méditerranée.
Les grandes régions productrices de verre tombent sous l'emprise des musulmans qui désormais commercialisent les perles, de la Mer Rouge à la côte est de l'Afrique où leurs comptoirs permanents les échangent contre de l'Ivoire et des esclaves.
D'une certaine manière, le verre islamique est l'achèvement de la tradition issue des ateliers syro-égyptiens. Les caractéristiques des perles et des récipients (décors, couleurs de verre) sont identiques au sein d'un même atelier.
La conquête mongole (prise de Damas en 1501) et la déportation des artisans, notamment vers Samarcande, mettent un terme, pour certains centres comme Tyr, à 35 siècles de production quasiment ininterrompue.
Les grandes explorations menées à partir de l'Europe, dès la fin du XVè siècle, vont engendrer un marché immense, nourri par la demande des commerçants et des missionnaires. L'attrait exercé par les perles en verre, sur des populations pour qui ce matériau est inconnu et qui accordent une importance particulière à la parure (Amérique), va placer ce produit au coeur des échanges avec le nouveau monde (perles contre fourrures). Elles vont également inonder l'Afrique dans le cadre du "commerce" triangulaire (perles contre esclaves - esclaves contre sucre, tabac et métaux précieux).
Venise, où la production de perles est attestée depuis le XIIIè siècle, est le refuge des artisans verriers fuyant la conquête ottomane (1453 : chute de Byzance). La "perla rosetta", seule perle vénitienne à avoir alors été dotée d'un nom (baptisée par la fille d'Angelo Barovier, Marietta), est produite durant la seconde moitié du XVè siècle. La canne qui sert à sa fabrication semble être la seule à n'avoir ensuite jamais cessé d'être produite.
Après avoir été cantonné, comme le reste des activités verrières à Murano, le travail des perles à la lampe est autorisé à Venise même, à partir de 1592. Parallèlement, des vénitiens expatriés développent la production de perles en Bohème, Moravie et Hollande qui, dès la fin du XVIè siècle, fournit les comptoirs du sud est de l'Ontario à la Floride. A partir du milieu du XVIIIè siècle, des ateliers français (dont Nevers) travaillent pour l'Amérique et pour l'Afrique.
Les techniques antiques, dont celle du millefiori et du verre mosaïqué, sont retrouvées ou tout au moins remises au goût du jour. Domenico Bussolin (fin des années 1830 - début des années 1840) joue un rôle majeur dans la "renaissance" du XVIIIè siècle. Il faut également citer les Franchini : Giovanni Battista qui perfectionne plusieurs procédés et met au point un verre permettant d'imiter les perles en corail ; Giacomo (1827 - 1897) qui réalise des cannes lui permettant de recréer des perles à sujet figuré, renouant ainsi avec la technique hellénistique.
Au XVIIIè siècle, Venise détient un quasi monopole de la production de perles en verre. Au début du siècle suivant, l'adoption de procédés mécaniques permet l'obtention de perles minuscules et calibrées. Durant les années 1880, l'exportation annuelle vers les USA atteint presque les trois mille tonnes. L'activité combine le travail à domicile et l'organisation industrielle. Elle est fortement sollicitée par la mode parisienne des années folles.
La Revue Instrumentum (38 rue Lafayette, 34530 Montagnac - F.) publie une précieuse rubrique bibliographique, comportant un chapitre "parure", dans chacun de ses numéros (21 à la date du mois de juin 2005).
La seule synthèse d'envergure aisément disponible, et qui déborde largement notre propos, est l'inusable ouvrage de Lois Sherr Dubin, "The History of beads"(1987).
Des synthèses particulières paraissent, lors de colloques spécialisés (par ex. Georg Nightingale, Myceanean glass beads : jewellery and design dans les annales du 14e congrès de l'Association Internationale pour l'Histoire du Verre, 1998).
Les perles apparaissent, de façon marginale, dans de nombreux ouvrages généraux sur le verre, comme dans l'austère "Antikes Glas" d'Axel von Saldern (éd. C.H. Beck, München, 2004).
Le récent et richement illustré "Histoire du Verre, l'Antiquité" de Florence Slitine (éd. Massin, 2005) leur fait une petite place tandis qu'elles sont complètement absentes du volume de la même série (Jacqueline Du Pasquier, Histoire du Verre, le Moyen âge. Ed. Massin, 2005), alors que ce dernier comporte deux chapitres sur l'époque mérovingienne !
Pour les perles de verre antiques, Hubert Cabart a publié, dans un bien commode "Aide mémoire du verre archéologique" (Société Archéologique Champenoise, bulletin n°2/2003, fasc.B, tome 96), des planches récapitulatives tirées des quelques études énumérées ci-après :
Margaret Guido, The glass beads of the prehistoric and roman periods in Britain and Ireland, Londres, 1978.
Monique Seefried, Les pendentifs en verre sur noyau des pays de la Méditerranée antique, Ecole Française de Rome, 1982.
René Legoux, Les perles mérovingiennes, typologie in Verre et Merveilles (catalogue d'exposition du musée de Guiry-en-Vexin), 1993.
Les perles en verre archaïques figurent dans les catalogues de collections prestigieuses comme :
The Toledo Museum of Art. Early Ancient Glass (1989)
E. Marianne Stern et Birgit Schlick-Nolte, Early Glass of the Ancient World, Ernesto Wolf Collection (éd. G. Hatje, 1994).
Il est également intéressant de se reporter à divers articles insérés dans des ouvrages portant sur une civilisation particulière, ce qui a l'intérêt de replacer les éléments de parure dans un contexte plus large :
Maria Luisa Uberti, Le verre in Les Phéniciens, éd. Bompiani, 1988.
Leur présence, dans certains de ces catalogues, souligne au demeurant leur appartenance aux parures les plus prestigieuses :
Musée Cernuschi, L'Or des Amazones, éd. Findakly, 2001.
Pour les époques celtique et romaine, les perles de verre apparaissent dans diverses monographies ou catalogues de collections et d'expositions comme :
Beat Rütti, Vitudurum 4, die Gläser (Berichte der Zürcher Denkmalpflege, Monographien 5, 1988)
Emilie Riha, Der römische Schmuck aus Augst und Kaiseraugst (Forschungen in Augst, Bd 10), 1990.
Hubert Cabart et Jean-Pierre Ravaux, Les objets en verre dans les collections archéologiques du Musée de Châlons-sur-Marne du Vè siècle avant J.-C. jusqu'au VIIè siècle après J.-C., 1987.
Vitrum. Le verre en Bourgogne, Autun, 1990.
Les perles d'époque mérovingienne sont présentes dans chaque monographie de nécropole.
Une mention particulière doit être faîte d'une publication récente en 3 ( !) volumes :
Maren Siegmann, Bunte Pracht - Die Perlen der frühmittelalterlichen Gräberfelder von Liebenau, Kreis Nienburg/Weser, und Dörverden, Kreis Verden/Aller
On peut citer, pour mémoire :
Frank Siegmund, Merowingerzeit am Niederrhein, Rheinische Ausgrabungen Bd 34, 1998 (typochronologie des perles mérovingiennes du Bas Rhin, planches de synthèse en couleurs).
Mechthild Schulze-Dörrlamm, Die spätrömischen und frühmittelalterlichen Gräberfelder von Gondorf, Gem. Kobern-Gondorf, Kr. Mayen-Koblenz, Stuttgart, 1990. (planches de synthèse en couleurs).
G. Fayder-Feytmans, Les collections d'archéologie régionale du musée de Mariemont II (Les nécropoles mérovingiennes), 2 vol., 1970 (malheureusement, les planches couleurs sont rares).
Reto Marti, Zwischen Römerzeit und Mittelalter. Forschungen zur frühmittelalterlichen Siedlungsgeschichte der Nordschweiz (4.-10. Jahrhundert), Liestal, 2000.
J.-P. Urlacher, F. Passard et S.Manfredi-Gizard, La nécropole mérovingienne de la Grande Oye à Doubs, Mémoires de l'Association Française d'Archéologie Mérovingienne tome X, 1998.
Il faut également mentionner les nombreuses très belles photographies en couleurs du livre publié à l'occasion de l'exposition Die Alamannen (éd. Theiss, 1997).
Pour le travail des murrines, avec un chapitre d'introduction historique et technique :
Giovanni Sarpellon, Miniature di vetro. Murrine 1838 - 1924, éd. Arsenale, Venise, 1990.
Pour la production de type industriel, un remarquable ouvrage sorti à l'occasion d'une exposition :
Perle e Impiraperle, un lavoro di donne a Venezia tra '800 e '900, éd. Arsenale, Venise, 1990.